Parents d’Adolescent

Un lien parent-ado mis à mal

Le lien avec son enfant, l’image qu’on a de lui et de soi, tout cela est remis en cause au moment de l’adolescence.

Les années où l’on était la personne la plus importante pour notre enfant sont révolues avec l’arrivée de la puberté. Notre ado est désormais plus enclin à parler à ses pairs, avec des jeunes de son âge et il a de moins en moins envie de passer son samedi avec nous.

A l’adolescence, tout semble remis en cause ; l’ordre établit change. La devise d’antan « vous devez nouer un lien fort avec votre enfant » cède la place à l’injonction : « lâchez prise ». Cette prise de conscience peut s’apparenter à un deuil. L’impact de la puberté sur les parents n’est donc pas négligeable.

Les parents vivent une perte, un deuil

Durant ces années, les parents sont également contraints de renoncer à l’image qu’ils avaient de leur enfant. Une fille obéissante peut se muer en furie, un enfant studieux, ne plus vouloir travailler. Même le plus docile des enfants peut devenir extrêmement pénible. En outre, les adolescents ne cessent de confronter les parents à leurs contradictions et remettent en question leur autorité.  Si jusqu’à présent leur autorité était naturelle et évidente, ils doivent désormais tout argumenter. Leur avis est même parfois non pris en compte.

Cette chute de leur piédestal peut être difficile à encaisser pour les parents et engendre chez eux de nombreuses remises en question. D’autant que l’adolescence de nos enfants fait émerger en nous des souvenirs en nous renvoyant à notre propre adolescence.

L’après adolescence

Le calme après la tempête ; heureusement, tout finit par rentrer dans l’ordre après quelques années. Tout ce que vous avez construit pendant l’enfance n’a pas disparu ; c’était juste en sommeil. Mais les graines plantées sont toujours là. Elles vont germer une fois l’adolescence passée. Il ne faut pas tout accepter et continuer de maintenir le cadre, de mettre des limites. Le mot d’ordre de cette période de turbulences : « tenir bon », tel un phare dans la nuit.

Une période de mutation pour l’adolescent

Notre ado ne nous écoute plus comme avant, s’énerve facilement et ne semble plus en avoir que pour ces copains. L’adolescence, pour le jeune, c’est faire face à deux enjeux majeurs : les grands travaux dans son cerveau et la réorientation de son système d’attachement.

A l’adolescence, notre enfant à des réactions fortes qu’il ne comprend pas toujours. Rejet de ses parents quand il est en présence d’autres jeunes, désir de découvrir, d’aller vers autrui. C’est BIOLOGIQUE ! Pour assurer l’avenir de l’espère, l’adolescent doit sortir de son groupe familial. Les études montrent qu’à partir de 14 ans, le cerveau ne sécrète plus de l’ocytocine (hormone de l’attachement) en présence de ses parents lorsqu’il est en stress, comme lorsqu’il était petit. C’est le soutien des ses pairs qui le tranquillise.

L’afflux de testostérone dans le cerveau du garçon l’incite à marquer son territoire et à assurer son statut social. Comme les différences d’âges et d’expériences ne sont plus là pour assurer une hiérarchie naturelle, le groupe se structure par des jeux subtils de dominance. Être dans le bon groupe devient quasi-existentiel, porter le « bon » vêtement, aimer la « bonne » musique. Pour être inclus, il faut aimer et détester ce qui est aimé et détesté par le leader au risque d’étouffer sa propre personnalité.

Pendant les années collège, le cortex préfrontal est en pleine réfection. Les capacités d’empathie sont diminuées. Tenir compte de la perspective d’autrui est devenu automatique pour la plupart des adultes, mais demande un effort conscient à l’adolescent.

Les conflits, les systèmes de provocation, les négociations, les ruptures ponctuelles de communication font partie de la vie d’un ado et de ses parents. Eduquer c’est aussi se placer dans une position d' »horizontalité » sans céder aux jeux de pouvoir. La position d’horizontalité permet l’écoute active. Bien sur que les parents doivent continuer à faire preuve d’autorité, mais cela ne signifie pas adopter une position supérieure. C’est assurer à leur enfant que leur mission est de le protéger et qu’à partir du moment où ils adressent un refus, c’est qu’ils considèrent qu’il peut y avoir risque ou que l’adolescent n’a pas encore les compétences que nécessite sa demande. Alors ils vont lui expliquer les choses, éventuellement ouvrir une négociation où l’ado pourra être entendu sur une petite partie de sa demande, mais ensuite ils vont poser un Non ou un Oui qui deviendra une réponse ferme  – de la place de parents , pas d’adultes dominants.

 

 

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