CULTIVER LE DESIR ET COMBATTRE LA ROUTIINE

PARTIE 1 :  LE DESIR

Cultiver le désir et combattre la routine 

Au fil des années, le couple est-il voué à l’ennui ? Ou plutôt la sexualité du couple devient-elle forcément ennuyeuse, routinière? Peut-on rester avec le même partenaire sexuel toute notre vie? 

Ce sont des questions que nous nous posons tous à un moment ou à un autre dans la vie de couple. 

L’ennui n’est pas inéluctable et on voit des couples heureux dont le désir défie le temps. 

Aimer est un art; cultiver le désir aussi. Et cet art s’apprend. IL faut cesser de croire qu’aimer dans la durée est facile et donné. C’est un travail de chaque jour. 

40% des consultations en sexologie ont pour motivation l’inhibition du désir. 

A// LE DESIR 

Il puise sa force dans le souvenir (du plaisir ressenti); d’où la définition du désir : c’est l’anticipation dans l’imaginaire d’un plaisir que nous escomptons dans la réalité. Le désir est à la sexualité ce que la faim est à la nutrition. 

Le terme libido concerne l’aspect psychique de la pulsion sexuelle et non l’excitation sexuelle somatique. 

Cultiver le désir et combattre la routine

DESIR ET MANQUE 

Le désir se nourrit du manque; si l’être que l’on désire est à proximité et son accès autorisé, le manque ressenti, facile à combler, sera léger et léger le désir. En revanche, si l’objet du désir est inaccessible, éloigné ou interdit, le manque est plu profond et plus profond le désir. Le manque est constitutif du désir. Et la force du désir est proportionnelle à la grandeur du manque. 

DESIR ET RIVALITE 

Lorsqu’un rival tente de nous voler notre aimé, notre réaction est conforme aux lois du manque; notre désir redouble ou, s’il avait disparu, il revient. Que soit éliminé le rival et le désir s’estompe à nouveau. Que soit possédé et réduit à merci l’objet convoité et sa valeur érotique se dissipe. 

“Le désir (selon Gilbert Tordjman) persiste tant que l’objet déclenche en nous une émotion de souffrance ou d’insécurité. Mais une fois le rival vaincu..le désir s’en est allé.” 

La disponibilité permanente du partenaire tue l’imaginaire érotique : pas de danger, pas de manque, pas de fantasme et donc pas de désir. Les dessous de l’amour sont parfois cruels. 

LES FLUCTUATIONS DU DESIR 

La puissance du désir varie d’un individu à l’autre. Certains ont besoin de faire l’amour plusieurs fois par jour, d’autres seulement quelques fois par an, et cela indépendamment de l’âge. Entre ces deux extrêmes, tous les degrés sont possibles. C’est une question de tempérament. 

Ensuite pour la même personne, le désir varie d’une semaine à une autre, d’un jour à l’autre. La fatigue, la maladie, les préoccupations réduisent le désir. 

HORMONES ET DESIR 

Rôle des œstrogènes : rôle dans la préparation au plaisir (et non dans le désir) :  ils interviennent dans la lubrification du vagin. 

Les hormones du désir sont les hormones mâles : la testostérone. 

Chez la femme, au cours du cycle menstruel le taux d’hormone varie et varie le désir. 

LE PLAISIR 

Lorsque notre désir se réalise, nous ressentons une émotion très agréable : le plaisir. 

Le dénominateur commun dans le plaisir (que ce soit au travers de l’orgasme, de l’ivresse du surfeur, du bonheur du musicien..) ce sont les endomorphines. Elles apaisent l’anxiété, stimulent la bonne humeur, calment les douleurs. Autre utilité du plaisir : c’est le moteur de nos actions. Le plaisir sert à gratifier nos actes afin de nous encourager à les renouveler. 

Ainsi le plaisir et son souvenir alimentent et relancent le désir. Plus il y a eu de plaisir, plus il y aura de désir. 

Cultiver le désir et combattre la routine : lire la suite, PARTIE 2

 

 

 

 

 

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