Le syndrome d’Asperger

Tout le monde connait l’autisme; mais parmi les troubles autistiques, il y en a un qui n’empêche pas la vie sociale (bien qu’il la complique considérablement) : le syndrome d’Asperger.

C’est un syndrome que l’on retrouve plus souvent chez les hommes que chez les femmes (1 fille autiste pour 4 ou 5 garçons). Ce que ressentent principalement les Aspergirls : un grand sentiment d’être différente, en décalage, principalement dans les relations sociales. C’est un handicap social.

Il existe des femmes Asperger (ou Aspergirls) qui peuvent mener une vie professionnelle, familiale et sociale quasi-normale car leur syndrome se fait discret grâce à leur grande capacité d’adaptation. Les Aspergirls observent « ce qui se fait », les normes sociales, la façon dont la majorité des gens se comportent en fonction des circonstances, puis elles reproduisent ces comportements pour se conformer aux autres et éviter de se faire remarquer (copiant gestes et expressions faciales). Certaines sont de vrais caméléons !

Contrairement à d’autres troubles autistiques tels que l’autisme de Kanner, le syndrôme d’Asperger n’entraine aucun déficit intellectuel. Au contraire, les Aspergirls sont intelligentes et souvent dotée d’une grande mémoire.

Dès l’enfance, certains symptômes se remarquent (voir ci-dessous) sans pour autant que soit posé le diagnostique. A l’adolescence, les difficultés augmentent puisque les aspies ne comprennent pas les intérêts des filles de leur âge (vêtements, apparence, maquillage…). Elles peuvent donc être l’objet de moquerie ou rejet de la part des autres. Les relations amoureuses sont également compliquées pour elles (puisque basée sur l’implicite et les codes sociaux). Le parcours diagnostique peut être long, mais lorsque le diagnostique tombe, c’est un soulagement. Toutes racontent que la reconnaissance de leur autisme a été la clef pour comprendre leurs différences, leurs difficultés et asseoir leur identité.

Les symptômes:

-absence de contact visuel

-solitaire

-difficultés dans la communication et les interactions sociales, notamment parce que les porteurs du syndrome ne maitrisent pas le second degré, l’implicite, les sous-entendu.

-anxieuse, organisée, besoin de routine (rassurant) : par exemple, organiser les vêtements par couleur, manger la même nourriture tous les jours ou faire les mêmes choses chaque jour exactement à la même heure.

-hyper sensorialité : sensibilité extrême aux sons et aux sollicitations visuelles

-fatigabilité (besoin de récupération en s’isolant)

-fonctionnement par intérêts spécifiques :se passionne à l’extrême dans un domaine, accumulant toutes les informations se rapportant à son sujet de prédilection, au point de devenir experte.

 

Grâce à leur grande capacité d’adaptation, de mimétisme, certaines aspies réussissent à masquer une grande partie de leurs différences, mais au prix d’efforts constants qui peuvent mener à l’épuisement. Comme ce n’est pas naturel pour elles, les relations sociales leurs demandent une grande énergie, tout comme le fait d’être soumises pendant une durée prolongée aux stimuli auditifs et visuels.

Mais même pour les aspies les mieux adaptées (vie de famille, emploi etc..) le malaise reste profond. La communication, qui fonctionne de façon massive dans l’implicite et le second degré, reste un problème même à l’âge adulte.

 

 

 

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