La Pyromanie

 

La pyromanie est un type de conduite pathologique que l’on rencontre chez le psychopathe. Les critères diagnostiques de ce trouble sont :

-l’allumage répété, délibéré et réfléchi d’incendies, survenant à plusieurs reprises,

-la tension ou excitation émotionnelle avant l’acte,

-la fascination, intérêt, curiosité ou attirance pour le feu et tout ce qui s’y rapporte (ex. matériel, utilisation, conséquences).

-le plaisir, gratification ou soulagement en allumant des incendies, en les contemplant ou en participant aux événements qui en résultent.

-le feu n’est pas allumé pour un bénéfice commercial, ni pour manifester une idéologie sociopolitique, camoufler une activité criminelle, exprimer la colère ou la vengeance, ni en réponse à des idées délirantes, à des hallucinations ou à un trouble du jugement (comme par ex., dans la démence, le retard mental ou l’intoxication à une substance).

Chez le pyromane, le passage à l’acte est planifié. Par ailleurs, souvent ces personnes peuvent se comporter de façon héroïque pour venir en aide aux victimes, voire donner l’alarme et même éteindre le feu ; mais aussi ils peuvent simplement contempler leur fait. Les pyromanes sont surtout des hommes, puisque les femmes ne représenteraient que 1 % d’entre eux. Cette fascination pour le feu et ses conséquences débute en général à l’adolescence ou chez l’adulte jeune.

Certains psychanalystes expliquent la pyromanie par une difficulté à exprimer ses sentiments. Les pyromanes auraient souffert, dans leur enfance, de ne pouvoir partager leurs émotions et n’auraient donc pas appris à les gérer. Les parents par exemple n’acceptaient aucune manifestation de colère, ou même de joie « débordantes ». D’ailleurs, la majorité des pyromanes ont souffert d’énurésie dans leur enfance : faire pipi au lit était le seul moyen de s’exprimer (en « débordant »!). Les pyromanes seraient donc souvent issus de milieux où ils ont eu à souffrir soit d’une excessive permissivité, soit d’une éducation exagérément répressive qui ne leur a pas appris dans un cas à réprimer, dans l’autre à exprimer leurs émotions[]. Et plus les obstacles à l’expression des sentiments étaient importants ou sophistiqués, plus la perversité est grande chez l’adulte devenu incendiaire.

La pyromanie juvénile est également parfois considérée comme un des trois symptômes permettant de diagnostiquer un risque de psychopathie[]. D’autres études ont associé pyromanie et maltraitance infantile[].

A ce problème de maîtrise de l’excitation s’ajoute un second paramètre : la fascination. Le pyromane est incapable de se détacher de sa source de plaisir.

 

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