La psychothérapie mère-nourrisson

La psychothérapie mère-nourrisson peut être indiquée à la fois lorsque le bébé est porteur de symptômes, que ce soit des troubles somatiques, ou des comportements inhabituels (refus de manger, troubles alimentaires ou du sommeil, bébé agités ou hypotonique etc…) ; mais également dans le cas de symptomatologie maternelle car celle-ci a de graves conséquences sur le développement du nourrisson. Cette psychothérapie mère-nourrisson peut constituer une véritable prévention en matière de psychopathologie de l’enfant (ainsi que l’opportunité d’une meilleure structuration psychique de la mère).

Le psychothérapeute a une fonction d’écoute du discours des parents (et du latent derrière le discours manifeste) et une fonction d’observation du bébé, de son comportement, de ses interactions avec la mère. Les interventions du psychothérapeute permettent de faire des liens entre les émois inconscients de la mère et les éléments actuels dans l’interaction. Ce qui est projeté sur l’enfant est mis à jour et permet de soulager le bébé d’un poids incompréhensible qui pesait sur lui.

La thérapie permet à la mère d’exprimer ses affects, surtout négatifs, d’être entendue dans sa détresse, son découragement. Le thérapeute aide la mère à se sentir moins coupable de ressentir de l’agressivité envers son bébé. Le thérapeute s’adresse également au bébé, en le nommant, en le reconnaissance comme ‘sujet’. En commentant certains mouvements affectifs de l’enfant, le thérapeute a la possibilité de créer les conditions qui permettent aux parents de redécouvrir les besoins psychiques fondamentaux de leur enfant. Il s’agit pour la mère de retrouver un nouveau regard pour l’enfant dans lequel celui-ci peut se sentir investi, apprécié (ce qui modifie en retour l’état interne de la mère). L’objet de la thérapie n’est pas le nourrisson mais l’unité mère-enfant.

B. Cramer et F. Palacio-Espasa ont insisté sur la nature des projections parentales sur l’enfant. Certaines des projections parentales sont absolument nécessaires, structurantes et physiologiques, tandis que d’autres sont trop intenses ou qualitativement anormales, violentes, destructrices, et alors capables de venir gauchir, infléchir, entraver ou contraindre le développement de l’enfant (projections aliénantes). La clarification ou l’élucidation de ces projections par le thérapeute permet ici leur ré-appropriation, leur réintégration psychique par la mère, ce qui allège sa relation avec son enfant dont les symptômes perdent alors de leur « utilité » psychodynamique.

Qu’il s’agisse de désorganisation du bébé, de pathologies de l’accordage ou d’une décompensation maternelle, il faut toujours considérer l’interpénétration du psychisme du bébé avec celui de la mère.

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